A peine réveillés après une bonne nuit bien au chaud, la descente du lit superposé est bien rude : les courbatures sont là...
Et cet escalier, franchement, ils n'auraient pas pu le faire encore plus raide !

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Puis, un peu plus loin, la crête se découpe à l'horizon et dévoile des formes étonnantes.

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Après avoir franchi le col de Tortes sous la brume, le sentier redescend et atteint la route où un troupeau se répand.

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Nous arrivons ensuite dans un tunnel.

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Et franchement, si l'humidité ne nous glaçait pas les doigts, nous y resterions bien à l'abri en attendant que la pluie cesse.

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Et puis, sur cette route qui signale l'entrée dans le département des Hautes-Pyrénées, nous nous prenons à rêver à une bonne crêpe chaude, là-bas, un peu plus haut où il semble qu'il y ait un de ces bar-crêperie-etc où le touriste aime venir se poser en famille après une petite balade aux alentours...

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Mais plus nous nous approchons, plus nous voyons bien que le col où nous passons, nous, ça n'est pas le col des crêpes qui se situerait plutôt au niveau du col du Soulor. Ouais, bon, d'accord, nous comprenons bien que forcément, au col du Soulor, ils devraient sans doute avoir plus de clients qu'au col de Saucède... Tout ça pour le fric... non mais franchement c'est pas du commerce ça !
Tant pis, au moins ça nous a mené là. A présent, il n'y a plus qu'à monter encore un peu sous la pluie, les doigts glacés et le ventre en pleine déception.
Et ce ne sont pas les moutons qui vont nous servir des crêpes !
(Il faut nous excuser mais parfois, en randonnée, nous ressentons le besoin de pousser des coups de gueule... ça détend et puis pendant ce temps, nous montons... sans même y penser... )

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De l'autre côté du versant, le ciel s'éclaircit.

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Sur notre gauche, nous pouvons même apercevoir le col du Soulor. Toutefois, c'est vrai que d'ici, nous avons du mal à distinguer les crêpes au sucre. Si ça se trouve, même, c'était juste une boutique de marmottes siffleuses alors que nous, des marmottes, nous en avons vu. Et elles n'étaient pas en peluche celles-là !

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Hé hé !

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En bas, à Arrens, la pluie se met à tomber. Nous hésitons, c'est le début d'après-midi et nous n'avions pas prévu de nous arrêter là mais il ne cesse pas de pleuvoir...
Nous attendons alors un peu sous le porche de la Poste. Finalement les gouttes se raréfient et, après un bon petit pain au chocolat (ou était-ce un pain aux raisins...), nous nous décidons à y aller. En chemin, avant de quitter le village, nous croisons un car de retraités qui s'en vont à Lourdes. Pourvu qu'ils ne nous portent pas la poisse avec leur histoire d'eau bénite !

Un peu plus tard, toujours au sec (bénis soient les pèlerins !), nous contournons l'église d'Estaing.

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Par la suite, le reste du chemin nous semble un peu monotone. C'est pourquoi nous nous réjouissons de notre arrivée au bord du Lac d'Estaing.

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Devant le camping, un écriteau indique que le personnel de l'accueil ne sera de retour que le lendemain à 9H00. En attendant, nous devions nous installer et le règlement se ferait à la réouverture de l'accueil.
Comme par hasard, nous avions prévu de partir à 8H00...

Nous nous installons alors sur un emplacement. Comme il ne fait pas chaud, nous déplions la couverture de survie. Et, alors que comme nous l'avions vu précédemment, certains sont sensibles aux mouches indélicates, d'autres perdent vite leur sang froid à l'ouïe du froissement de la couverture de survie...
Résultat : une nuit assez mouvementée, avec peu d'heures de sommeil au compteur.